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L’état des lieux de la situation de notre collectivité reste un des éléments indispensables d’une démarche populaire constructive pour le mieux vivre à Montluçon ! C’est une opinion que l’on entend que peu dans le milieu des décideurs locaux, élus politiques et animateurs sociaux économiques, alors que s’avance vers nous une échéance de renouvellement des conseils municipaux de l’agglomération.

Cela ne touche pas de la même manière les différents prétendants au pouvoir municipal ? Entre ceux qui s’appuient sur les moyens à leur disposition de la structure qu’ils dirigent depuis dix-huit ans et affirment leur suprématie de bons gestionnaires et ceux qui les contestent et s’emploient à démontrer leur capacité à concocter un programme infaillible de relance attendue.

Suite aux gestions catastrophes des socialistes au pouvoir dans le pays, le macronisme libéral en s’attaquant plus encore à nos droits et libertés publiques, a accéléré la  crise du système libéral. L’autoritarisme règne en maitre et le mépris envers les gens ‘’qui ne sont rien’’ se diffuse partout. La démocratie républicaine et laïque vit des moments difficiles et les collectivités locales en subissent de plein fouet les conséquences. Les réformes gouvernementales, véritable recul de civilisation touchent en premiers lieux les Habitants des quartiers sociaux de familles salariées pauvres, de retraités, de privés d’emplois…Comme autant de situation commune ayant conduit ces temps derniers au mouvement des gilets jaunes et aujourd’hui aux mouvements sociaux qui se superposent aux actes citoyens pour défendre la planète…

Une remarque s’impose ici au regard des déclarations des déjà candidats aux postes de responsabilités du futur conseil municipal. Des élus municipaux d’opposition issus des partis de gauche, se présentent comme s’écartant de ceux-ci et suscitent dans leurs rangs des confits de légalité dans la désignation de tête de liste. Croit-on vraiment que c’est par ce chemin-là, que tous ceux qui rejettent les vielles manières de faire de la politique, se méfient des élites, se rangent dans le camp de l’abstentionnisme politique, vont retrouver le chemin de l’engagement citoyen et participatif ? 

On peut comprendre que les habitudes prises depuis de longues années par les membres de partis engagés se retrouvent encore dans la préparation de cette élection municipale. Personne ne demande la disparition de ces organisations habiles à modifier leur sigle et à s’habiller du manteau du rassemblement. Cela ne peut en aucune sorte occulter l’absolue et urgente nécessité de chercher à fédérer le peuple. Ici en l’occurrence, de tenter au maximum de faire arriver au conseil, directement la voix des citoyens par des relais collectifs permanents et même s’ils le décident par une possible participation de liste.

Avec les gilets jaunes est venu au-devant des aspirations, celle de la souveraineté citoyenne et la revendication des votations citoyennes avec entre autre la reconnaissance du R.I.C. Le territoire municipale est propice à cette mise en place, et soyons en sûrs,  de nature à transformer la démocratie municipale à l’échelle de la ville comme de l’intérêt communautaire. Comment régler dans l’intérêt général les difficiles choix de satisfaction des besoins urgents des habitants avec option préférentielle pour les plus en difficulté, comment savoir choisir le poids et les conséquences des investissements en équipements socio-culturels sans la décision collective des citoyens eux-mêmes dans les classifications des urgences. Ainsi peut-on s’interroger sur les transferts d’équipements, d’un quartier à l’autre, tel celui de la médiathèque et du super cinéma dans un secteur encore pollué des activités du passé industriel de notre bassin économique.

Ne soyons pas dupe des propagandes officielles d’une majorité municipale soumise aux affres des affaires de justice et tout simplement d’une désunion faisant suite aux désaccords de succession du ‘’grand timonier’’ D.Dugléry n’ayant pas vu venir les ambitions personnelles de nombre de ses adjoints. Ambitions et affairisme seront les marques d’une pratique usée par les échecs. Echecs qui sont niés en permanence mais qui occupent les pensées d’une large part des habitants du bassin de vie en souffrance.

 

• Une économie qui stagne largement, avec un chômage latent durablement haut. Le départ par vagues successives des jeunes formés en recherche de débouchés ! Deux questions fondamentales qui participent d’une  chute démographique incontrôlée et du vieillissement de la population dont les effets de paupérisation des familles n’est pas non plus un des moindres sujets.

 

• Des services sociaux, de santé, de service à la personne qui périclitent inexorablement avec l’addition des crises de l’installation des médecins de ville, des difficultés grandissantes du centre hospitalier, De la délicatesse de tenue des maisons de retraites…

 

• S’occuper en ce sens également de la reconversion du système de cantine et de la mise en place du ‘’Manger sain’’ avec l’utilisation des produits locaux de l’agriculture Bio ou raisonnée etc.

 

• Préoccupations dans les services de transports urbains à requalifier dans le cadre étendu des communes de l’agglomération élargie à 21 communes, ses services, ses dessertes, ses coûts et sa possible gratuité. Que dire en matière de problème de déplacement, de la casse ferroviaire permanente de ses lignes de ses gares…

 

• La fuite en avant de la politique du logement social, caractérisée par le démantèlement en cours d’exécution de l’Office Public de L’Habitat. Une structure d’intérêt social indispensable, soumise à une fusion meurtrière avec la ville de Bourges et contrôlée par l’immense établissement financier de la CDC de 190 000 logements répartis sur tout le territoire. On comprend que cela fasse trembler d’inquiétude les locataires déjà pénalisés par les hausses intempestives de loyers et de charges…

 

• Va-t-on poser ici, au grand jour, la lancinante et urgente question de l’isolation thermique et phonique des bâtiments collectifs. Et puisque ces préoccupations touchent à la définition d’une politique sociale et écologique digne de ce nom, pourra-t-on prendre à bras le corps la situation de l’usine Recycling ?

 

• Dès lors évoquer la situation des syndicats intercommunaux (eaux et assainissement), (ramassage et traitement des ordures ménagères) situe le bien-fondé d’une justice sociale qui consisterait à redisposer les moyens disponibles et à redéfinir les tarifications en fonction des situations sociales des ménages ?

 

Comment s’étonner, partant de ces éléments descriptifs, d’une urgence sociale et économique affirmée qu’une telle réalité soit trop souvent niée, au profit d’une mise en avant de réalisation d’équipements modernes (Centre Aqualudique, Boulodrome de taille européenne, cité des musiques… difficiles à gérer à l’équilibre) que ce soit la seule manière de  participer à la relance du commerce de ville et de tourisme offensif, quand trop de quartiers se meurent… Les atouts de la ville centre sont à rechercher dans son vécu populaire et dans un horizon pragmatique, celui de son histoire, celui de ses qualités et atouts environnementaux. Autour de la rivière le Cher, de ses étangs   proches, de son canal à faire revivre, de ses espaces verts et boisés dont les capacités de parcours ludiques et sportifs sont à portée de nous…

 

Le sentiment de vivre une ville en difficulté où les gens n’y croient plus confrontés aux politiques de la majorité des droites, est hélas réel. Même l’enquête de satisfaction commanditée et diffusée il y a quelques mois par le maire en place de Montluçon (dans le cadre de sa fameuse perspective de Montluçon 2030) le signale avec force. A la question ainsi Formulée : Avez-vous le sentiment que Montluçon est une ville qui bouge, se transforme ? La réponse est claire : 51% des personnes répondent Non et 11% répondent oui vraiment !  Alors, y a-t-il meilleure démonstration de la validité de nos observations et partant de l’urgente nécessité de changer de cap et de tourner la page. Impulser tout autrement le devenir de notre cité des bords du Cher.

 

Permettre à nos concitoyens de rester dignes et offensifs, d’être ‘’maitre et compagnon’’ de leur devenir, oui en mettant : «  Le peuple aux commandes

 

Paul Crespin,   en toute citoyenneté insoumise !

Tag(s) : #Montluçon

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