Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le gouvernement a eu recours au vote bloqué cette nuit au sénat pour faire passer en force son texte de loi sur l'accord national interprofessionnel signé auparavant par des syndicats réformistes. En empêchant que le débat est lieu sur les différents aspects de ce texte, le parti socialiste montre surtout qu'il souhaite imposer ses vues sans tenir compte des partenaires qui lui ont permis d'accéder au pouvoir.

Or, à la lecture de certains organes de presse comme libération (lire ICI) on constate que le texte a pu être voté grâce à l'apport de voix de certains sénateurs centristes, mais aussi et surtout grâce à l'abstention du groupe écologistes et de l'UMP. On peut donc raisonnablement penser que le gouvernement avait consulter en sous main avant d'imposer la procédure accélérée pour s'assurer que cette dernière ne serait pas rejetée. Et comme le dit Les Échos (Lire LA): "Le texte a été voté par 172 voix contre 24 à l’issue d’un débat houleux. Le PS, le RDSE et les centristes ont voté pour. L’UMP et les écologistes se sont abstenus. Seuls les communistes ont voté contre ainsi que Marie-Noëlle Lienemann (PS)"

Même si l'UMP et les écologistes se sont abstenus, ils savaient que leurs abstentions suffiraient pour permettre au texte de passer. Surtout, la raison qu'invoquent les écologistes apparait franchement incohérente : "Si des progrès existent, les reculs étaient trop importants pour emporter notre adhésion" (comme on peut le lire ICI sur le site de France Infos). Alors on se demande bien pourquoi ils se sont abstenus alors que cette abstention permettait précisément au texte de passer. Les sénateurs du groupe communiste citoyens et républicains ont exprimés leur indignation dans un communiqué relayé largement par l'humanité (lire LA), les seuls donc à s'être opposé frontalement au projet de régression sociale imposé par le PS avec la complicité et le silence coupable des autres formations politiques à l’exception notable de Marie-Noëlle Lienemann qui tout comme Gérard Filoche, ne doit plus savoir bien pourquoi elle se trouve encore au PS.

Aujourd'hui, 21 avril 2013, beaucoup d'électeurs de gauche vivent l'adoption de ce texte comme une nouvelle trahison et leur rappelle un triste anniversaire qui avait vu le FN accéder au second tour de l'élection présidentielle de 2002 et le PS éliminé. Et si l'on regarde les sondage de popularité du Président Hollande, on se dit que la situation est encore pire qu'en 2002. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le Huffington Post, précisément d'aujourd'hui (lire LA) qui publie un nouveau sondage qui en dit long à propos de l'opinion des français sur leur Président : 74% des français sont mécontent de son action. Même Sarkozy avec 70% des français mécontents n'avait pas atteint un tel score de mécontents. C'est dire que pour le PS, c'est une débâcle qui s'annonce aux prochaines élections.

Tag(s) : #Actualité sociale

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :