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14 août 1944, carrière des grises 4 heure du matin !
-que se passe-t-il ? demande Raymond 24 ans à son codétenu André 49 ans.

-je ne sais pas fils, ils ont l’air énervés ! Sans doute la proche arrivée des Alliés.

La Gestapo sort tous les prisonniers des cellules de la caserne Richemont à Montluçon. Ordre de l’Obersturmbannführer Sylvius Graf von Pückler de la Kommandantur située à l’hôtel Terminus.
Guère plus d’une demi-heure plus tard, les voilà embarqués dans des camions avec 40 autres détenus. Pour où partent-ils, aucun ne le sait mais ils n’en mènent pas large, les SS sont furieux.


Peu de temps après, il ne fait pas encore jour. Malgré le mois d’août, il ne fait pas chaud à 5 heure du matin à la carrière des grises où on vient de les faire descendre se dit Raymond. Même pas eu le temps de s’habiller correctement. Il n’a pas encore compris que, de vêtements, il n’en aura plus besoin.


La Gestapo les a emmenés là pour les fusiller sans autre forme de procès. Que dis-je fusiller ? Lynchés ! Massacrés seraient plus exacts. A tel point que deux d’entre eux n’ont jamais été identifiés.


Ce matin, 15 août 2013, avait lieu la commémoration du 69ème anniversaire du massacre de la carrière des grises. L’émotion était palpable après le chant des partisans entonné par la chorale de Prémilhat. Ensuite vint l’énoncé de 40 des 42 martyrs, puis le dépôt de gerbes des différentes associations d’anciens combattants, de partis politiques et des villes de l’agglomération. Enfin, l’évènement se termina par un lâché de pigeons.
Il y avait environ 150 à 200 personnes présentes pour ce qu’on appelle le devoir de mémoire et surtout pour dire : « plus jamais cela ! » Et pourtant…

Alain Martin

Recueillement en mémoire des fusillés du 14 août 1944

Commémoration à la carrière des Grises
Tag(s) : #Domérat

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