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Alors que son quinquénat touche presque à sa fin, Nicolas Sarcozy, relayé par plusieurs chaines de télévisions, vient de faire une série d'annonces qui constituent des reculs sans précédent pour les citoyens de ce pays. Il faut en retenir au moins deux qui vont avoir de terribles conséquences pour nous tous. D'abord sur la démocratie sociale, ensuite sur le principe même du financement des charges sociales et par voie de conséquence, sur notre pouvoir d'achat qui va encore en prendre un coup sévère.

1er) La décision que prend ce président de s'attaquer frontalement au code du travail en permettant aux entreprises de négocier directement dans leur établissement des notions aussi essentielles que la durée du travail, le chômage partiel imposé ou bien encore des baisses de salaires sans que l'Etat n'est son mot à dire est calamiteuse pour la démocratie sociale,  car les chefs d'entreprises savent fort bien que dans la plupart du temps, ils sont en position de force pour négocier et qu'ils peuvent, surtout dans la période, exercer des pressions, des chantages sur l'emploi et sur le maintien de l'activité en France, pour imposer des baisses de salaires et des rallongement de durée du travail sans augmentations salariales. Cette décision est particulièrement anti-sociale et se situe dans la droite ligne des régressions qu'il a imposé tout au long de son mandat, au premier rang desquelles, la contre-réforme des retraites.

2em) Nicolas Sarkozy prend ensuite la décision supprimer les charges sociales des entreprises et de les remplacer par une hausse de 1, 6 % du taux de TVA (à l'exception des produits de premières nécessité qui sont peu nombreux). Cela signifie clairement que les charges sociales qui étaient payées jusqu'à ce jour par les entreprises, le seront maintenant par les consommateurs, y compris les plus démunis, les retraités les rmistes etc... Ce n'est pas seulement une injustice, c'est une infamie qui va contribuer à appauvrir un peu plus celles et ceux qui ont déja beaucoup de mal à s'en sortir.

Ces deux mesures qui touchent à la démocratie dans l'entreprise et aux transfert des charges des entreprises vers les citoyens étaient deux revendications essentielles du patronat et du MEDEF. Sarcozy leur donne entièrement satisfaction. Les syndicats sont humiliés ce soir et si ils ne se rencontrent pas au plus vite pour organiser une riposte à la hauteur des enjeux, ils perdront toute crédibilité auprès des salariés de ce pays. La proximité des élections présidentielles et législatives ne peut être une excuse. Le Président de la république bananière ne s'est pas embarrassé de cette proximité. Il faut maintenant réagir, car même si le pouvoir changeait de mains, il n'est pas du tout certain que le prochain locataire de l'Elysée reviennent sur ces mesures ignobles. A moins que ce soit le candidat du Front de Gauche à qui nous rappellerons, de toute façon, le programme "l'humain d'abord" s'il le faut... 

Tag(s) : #Economie

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