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Les Maires de Nice (Christian Estrosi), de Châteauroux ( François mayet), de ST Quentin ( Xavier Bertrand) et de Chartres (Jean-pierre Gorges) n'aiment pas les syndicats et particulièrement la CGT. Dans toutes ces villes des procédures sont en cours pour déloger ceux -ci des locaux  (ou bourses du travail) dans lesquels ils étaient logés depuis de nombreuses années. Ces procédures qui semblent coordonnées, puisqu'elles ont lieu pratiquement en même temps visent à priver les organisations syndicales de moyens de fonctionnement et mettent gravement en cause la démocratie et le droit de représentation des corps intermédiaires. Pourtant la justice n'a pas tenu compte  de ces considérations. Dans ces quatre villes, des procédures sont en cours pour expulser la CGT et parfois même les autres syndicats. A Nice, Christian Estrosi refuse de respecter ses engagement de réinstaller la CGT dans ses locaux après les travaux de rénovation (lire ICI) comme il s'y était pourtant engagé dans un protocole d'accord.  A Chateauroux, le Maire Jean-François Mayet réclame 774 000 euros aux syndicats qui occupent la bourse du travail et tente aussi de les faire expulser (lire LA).  A St Quentin, Xavier Bertrand a également obtenu un jugement en référé (lire ICI et LA) pour faire expulser l'union départementale et locale de la CGT de la bourse du travail. Enfin à Chartres, le Maire Jean-Pierre Gorges a donné également congé à la CGT se refusant à proposer une solution de remplacement (lire LA). Le point commun entre tous ces Maires ? Ils sont tous UMP. Mais d'autres villes pourraient s'inspirer du même exemple. Ce pourrait être le cas à Montluçon où le Maire UMP Dianel Dugléry commence à avancer des propositions qui vont dans ce sens en suggérant le regroupement de l'Union Locale et de l'Union départementale de la CGT dans le même bâtiment. Pour mémoire, c'est le Maire d'orange (FN), il y a quelques années qui avait ouvert la voie en expulsant la CGT des ses locaux.

L'UMP qui est le bras armé du MEDEF accompli donc aujourd'hui le sale boulot que le patronat n'ose faire au grand jour. Comment s'étonner ensuite de l'arrogance du MEDEF ? Et pourquoi surtout, les organisations syndicales acceptent-elles de venir à la table des négociations pour négocier sur la base des seules propositions du MEDEF, alors que dans le même temps l'UMP entreprend toutes les démarches pour affaiblir ce qu'ils appellent, non sans cynisme, "les partenaires sociaux". Ces questions méritent d'autant d'être posées que l'on peut légitimement se demander si oui ou non, les organisations syndicales non-signataires de l'accord dit "de sécurisation de l'emplois" qui poursuit dans les faits le but exactement inverse, accepteront de se réunir pour organiser une grande manifestation contre la ratification de cet accord par le parlement, mais aussi pour le respect des droits  des OS à disposer des moyens de leur fonctionnement.

Tag(s) : #Actualité sociale

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