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François Bayrou dont on ne sait même plus ce qu'il représente exactement dans l'opinion public vient d'accorder (c'est ainsi qu'il est convenu de le dire) un interview à Atlantico, site d'information en ligne (lire ICI). Ce dernier continue à soutenir contre toute évidence l'impérieuse nécessité de diminuer à tout prix la dette publique. Peut être n'a t-il pas remarqué que c'est très précisément la politique que François hollande est en train de mettre en œuvre.

Le Président du MODEM, cette famille politique finalement très proche du Président de la république, décoche dans cet article une sentence dont il a le secret qui fait le délice des libéraux de tous poils : " Sans discipline sur le déficit, ce sera la banqueroute de l'Etat et des familles. Et qui va trinquer ? Les pauvres". Monsieur Bayrou ne l'avait peut être pas remarqué, mais déjà la situation pour les plus modestes est devenue largement insupportable, précisément en raison de la politique d'austérité menée par l'actuel gouvernement (et celui de la droite avant lui) et qui aboutit à contracter encore un peu plus l'économie du pays. C'est ce que l'on peut vérifier tous les jour et que même le FMI reconnait aujourd'hui. Voir à ce propos l’excellent papier du Grand soir (lire LA) qui démontre tout simplement que l'Europe en général et la France en particulier vont droit dans le mur en persistant dans cette voie.

Mais certaines idées ont la peau dure et François Bayrou n'est assurément pas de ces hommes à changer d'avis, même si la réalité lui donne tord au quotidien. Quelque part, c'est un peu "normal" ou en tout cas logique, car l'ex député ne fait pas partie de la classe sociale qui ressent déjà durement les effets de la crise. Pour lui, cette crise, c'est avant tout un concept qu'il observe de loin et de manière très théorique mais qui ne l'affecte point. Cela lui permet de voir venir et de donner des leçons comme tous les autres politiques de son rang. Et si nous lui disons de regarder du côté de celles et ceux qui ont déjà perdu leur travail, il ne manquerons pas de nous taxer de populisme. C'est tellement plus simple. Quant à Atlantico qui reproduit cet interview chacun connaît la hauteur de leurs vues Une de leurs article du moment en dit le long : "Sous le matelas ou à la banque : Où faut-il garder son argent". Un vraie question de société qui ira droit au cœur de toutes celles et ceux qui viennent d'être licenciés et tous les autres qui survivent à peine avec des job payés au lance pierre !

Tag(s) : #Billet d'humeur

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