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Les dirigeant de GDF Suez veulent réduire leur coûts, comme l'ont fait tant d'autres de leurs homologues avant eux. La note sera salée : 4 000 emplois sur 3 ans, soit plus de 1 400 emplois chaque année. On apprend la nouvelle au détour d'une petite brève dans les Échos (lire ICI). Heureusement que l'Humanité en fait un de ses titres principaux (lire LA) Mais rien n'est dit à propos de la forme que prendront ces suppressions d'emplois, même si l'on sait généralement quelles sont les techniques dont usent et abusent les financiers pour nous faire passer la pilule. Aussi gageons qu'il s'agira pour l'essentiel de départs à la retraite et de départs anticipés non compensés, ce qui sur 3 ans leur permet d'étaler un plan social qui ne dira pas son nom. Mais au bout du compte, ce sont bien 4 000 emplois qui auront encore été soustraits à l'économie du pays et contribueront à aggraver le chômage ainsi que les comptes sociaux.

L'État possède 36% des actions à GDF. Alors, comment se fait il que la direction de l'entreprise puisse envisager un tel plan alors que l’État dispose d'un pouvoir aussi important ? L'État n'aurait-il pas renoncé à exercer toutes ses prérogatives pour protéger l'emploi qui est partout menacé par la haute finance ?

D'autres plans existent. Par exemple à France Télécom qui est en train de supprimer des milliers d'emplois via des dispositifs de départs anticipés et qui ne remplace qu'un emploi sur 5. Là aussi l’État est actionnaire (même si c'est dans une plus faible proportion). A la Poste également, la même mécanique infernale est en route et dans bien d'autres secteurs. Dans tous les secteurs où l’État est présent et pourrait peser concrètement dans les décisions d'orientations stratégiques, il reste passif et laisse faire la logique financière sans même en limiter les dégâts. Dans ces conditions, comment peut on croire le Président de la république et le premier ministre quand ces derniers affirment qu'ils font tout ce qu'il peuvent pour sauver l'emploi alors que dans des entreprises comme GDF Suez ils laissent faire ? C'est encore une fois la démonstration qu'il y a un abime entre les discours des politiques et leurs actes sur le terrain. C'est pour toutes ces raisons que François Hollande est en chute libre dans les sondages. Surtout parce que les discours n'arrivent plus à masquer la réalité que des millions de personnes vivent au quotidien.

Ce soir, le titre des échos a changé. La direction de GDF nie vouloir réduire les effectifs et de préparer un plan social. mais ils le font en termes très sibyllins et approximatifs pour ne pas rentrer dans les détails. Pourtant, tous les représentants des syndicats maintiennent des prévisions à la baisse.

Tag(s) : #Actualité sociale

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