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Il ne faut surtout pas prononcer le mot de "plan social" chez Groupama. Vues les racines et la culture mutualistes de cette société d'assurance, c'est presque un gros mot. Les dirigeants de ce grand groupe (près de 28 000 salariés) ont donc visiblement choisi d'autres solutions tant la loi est laxiste et leur permet de surfer sur d'autres possibilités, comme par exemple les ruptures conventionnelles ou les démissions "forcées", ce qu'attestent plusieurs syndicalistes travaillant dans l'entreprise comme le rapporte la Tribune ICI. Du coup, on ne sait pas exactement combien de personnes sont réellement concernées par ces départs. En quelque sorte, c'est du "ni vu, ni connu, je t’embrouille". Car au delà de 10 licenciements dans le mois il faudrait, ce que l'on appelle un PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi). Et cela à un coût ! Plusieurs petits sites sites sont directement menacés de fermeture ( Le journal, la tribune nous parle de cinq sites) avec des salariés. Alors combien de licenciements, euh, pardon de départs faut-il parler ? Pour le moment, nul ne semble le savoir. Il n'empêche que leur nombre pourrait être assez conséquent et  l'on devrait  se diriger à termes vers un  plan social, car les départs actuels ne seraient de toute façon pas suffisants pour remplir les objectifs de rentabilité imposés par les marchés. Et un dossier de plus plus pour le gouvernement de François Hollande qui, décidément, devra prendre les décisions qui s'imposent pour empêcher les licenciements économiques et boursiers.

Groupama : ce n'est pas un plan social, mais c'est tout comme.
Tag(s) : #Actualité sociale

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