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Dès le 19 avril dernier, je mettais en ligne une petite information à propos d'IBM (Lire ICI). L'article de l'Humanité du 28 mai (Lire LA) avait développé plus tard cette information en y apportant des précisions importantes à propos de ces suppressions de postes. Dès cette date, IBM France annonçait au comité d'entreprise que près de 700 emplois seraient supprimés d'ici septembre via le Plan de sauvegarde de l'emploi pour reprendre l'appellation cynique de ce genre de plan. Une deuxième vague devrait ensuite suivre en 2014. Cette annonce intervenait au moment ou la multinationale réalisait un bénéfice de 11 milliard d'euros, largement supérieur à ce qui était attendu par les dirigeants de l'entreprise. Cette annonce, de ce qu'il faut bien appeler un plan social, est sans conteste un scandale de plus qui n'aurait pu avoir lieu si le gouvernement de François Hollande avait fait voter une loi contre les licenciements boursiers ou/et abusifs.

On en était là, lorsqu'à peine un mois plus tard IBM France annonce l'ouverture d'une plate forme à Lille. Bien sur, les élus s'en réjouissent et tous sont prêt à apporter leur aide pour faciliter l'installation du géant de l'informatique. Sauf que les choses ne sont pas aussi simples que cela. En réalité, la CGT et même la CFDT réagissent vigoureusement et disent clairement qu'ils ne veulent pas de cette implantation dans la ville. Mais pour quelle raison ? Qui peut se permettre de refuser de l'emploi aujourd'hui ? A y regarder de plus prêt, les emplois crée n'ont rien à voir avec les emplois supprimés par le groupe comme ceux ci l'expliquent dans l'humanité (lire encore ICI). En fait,  IBM a annoncé à grand renfort de publicité, la création d'une centaine d'emplois jeunes à Lille, dans une structure filiale d'une holding hollandaise et, donc, avec des salariés qui ne bénéficieront pas des mêmes avantages que ceux d'IBM France. En quelques sorte des emplois "low cost".Et en plus, dans ce nouveau montage, oh ! miracle, les syndicats ne pourront plus intervenir car la structure juridique en question sera située dans une holding européenne. Et en plus, ils auront les subventions. De qui ? de l'Europe bien sur. Voila en tout cas qui méritait d'être mis sur la place publique pour que les citoyens sachent à quelle sauce ils seront mangé lorsque leur tour viendra.

Tag(s) : #Actualité sociale

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