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Le tribunal des prud’hommes vient d’invalider le licenciement de continental Clairoix en 2010. 700 salariés étaient concerné par ce premier plan sur un total de 1 120 salariés. Cette annulation intervient 3 ans après que la direction de Continental est pris la décision. Mais voila, le rythme de la justice n’est pas le même que le rythme de la finance si bien que cette décision de justice tombe un peu tard. Les dégâts provoqués par ces licenciements restent entiers et les salariés ne seront de toute façon pas réintégrés. L’usine est désormais fermée et cette décision n’y changera pas grand chose.

Mais tout de même, lorsque que la sentence est tombée, les 200 salariés présents devant le tribunal ont exulté, car même si aucun d’entre eux ne retrouvera son travail, il n’empêche que le tribunal leur donne raison sur toute la ligne. Oui, les licenciements étaient abusifs. Non la direction de l’entreprise n’était pas en difficulté. Au contraire elle était parfaitement viable et économiquement saine. En plus de quoi, le tribunal donne raison aux salariés et aux syndicats sur le fait que Continental n’a pas respecté l’accord social de 2007 par lequel il s’engageait à ne pas supprimer d’emplois jusqu’en 2012 en échange d’un retour à la semaine de 40 heures.

Mais au final, il reste que le bilan social est catastrophique. Plusieurs suicides, 250 divorces et des familles entières éclatées, comme le rappelle le délégué de la CFTC Antonio Da Costa (Lire ICI l’article dans l’Expansion). Edouard Martin l’ex délégué de la CGT et porte parole des grévistes durant la lutte des conti était aussi présent devant le tribunal des prud’hommes parmi ses 200 camarades. Interviewé par Libération (Lire LA) . Il commente la décision des prud’hommes « C’est une victoire, mais avec un sacré paquet de cadavres » et de rappeler le triste bilan « Sur les 1 120 personnes, seules 300 sont aujourd’hui en CDI, et entre 600 et 500 sont inscrites à Pôle Emploi. Le plan de reclassement n’étais pas à la hauteur, ni le gouvernement ni Continental n’ont mis les moyens. Les cabinets de reclassement, les «plans de sauvegarde de l’emploi», ça allait encore il y a quarante ans, avec le plein emploi. Plus aujourd’hui. »

Avec cette décision de justice, les salariés devraient recevoir entre 2 et 4 années de salaire selon les cas. soit une fourchette d’indemnisation comprise entre 40 000 et 70 000 euros. C’est la moindre des choses pour ces salariés qui continuent à subir aujourd’hui les conséquences de cette casse sociale. Mais l’affaire n’est pourtant pas terminée, car la direction pourrait bien faire appel de cette décision.

Tag(s) : #Actualité sociale

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