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Christine Lagarde vient d'être auditionnée par les juges de la cour de justice de la république dans le cadre de l'affaire Tapi et des fameux 400 millions d'euros qui ont été attribués à celui ci au titre d'un arrangement à l'amiable dans une affaire qui l'opposait à l’État. Or l'arbitrage qui avait té rendu en sa faveur était outrageusement avantageux pour lui. Toute cette affaire a largement été couverte par Médiapart et a conduit la justice à s'intéresser aux conditions dans lesquelles cette arbitrage a été rendu. Christine Lagarde était donc au centre de ce roman aux nombreux rebondissements du fait même de la fonction de ministre de l'économie qu'elle occupait au moment des faits et du rôle qu'elle avait joué tout au long de la procédure.

Certains s'attendaient même à la voir mise en examen à l'issue de son audition compte tenue de son degré d'implication. Or, il n'en a rien été. Cette dernière a été placée sous le simple statut de témoin assistée. Médiapart révèle aujourd'hui que l'intervention de Pierre Moscovici pourrait avoir été déterminante pour lui sauver la mise et lui éviter le pire (lire ICI). Si tel était le cas, on pourrait légitimement réinterroger sur le degré de collusion entre les dirigeants de l'UMP alors au pouvoir et ceux du PS maintenant au pouvoir. Il apparait de plus en plus clairement que la continuité entre les énarques de quelques bord que se soit est de plus en plus établie au point que l'on puisse assister à des scènes particulièrement révélatrices de consanguinité idéologique. La preuve cette poignée de main entre larrons en foire...

A les voir ainsi se saluer et peut être même se congratuler, on peut bien se demander ce qui peut les différencier l'un de l'autre. Comment peut-on espérer que les socialistes aident la justice à faire son travail quand dans le même temps on voit l'actuel ministre de l'économie prendre la défense de celle qui l'a précédé à ce poste, alors que rien ne l'y oblige ? Le résultat est qu'alors que deux des juges sur les trois en charge de l'affaire étaient selon toute vraisemblance, disposé à la mettre en examen, la décision finale retenue n'a pas été celle là. Cherchez l'erreur.

Et pour celles et ceux qui ne sont toujours pas abonnés à Médiapart, voici l'article ci-dessous en PDF :

fichier pdf MoscoviciLagarde26mai2013

Tag(s) : #Les affaires

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