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PARIS — Des centaines de lycéens ont défilé jeudi dans de nombreuses villes moyennes de province pour protester contre le projet de réforme des retraites, se mobilisant notamment via les réseaux sociaux, mais sans mot d'ordre national de leurs organisations et, la plupart du temps, sans banderoles, ni slogans.

Jeudi, à l'exception de Toulouse, où 250 lycéens ont bloqué une avenue, le mouvement lycéen n'a pas touché les autres grandes villes de France et aucun défilé n'avait été signalé en fin d'après-midi à Paris.

Dans le sud-ouest, quelque 1.500 lycéens, selon la police, ont parcouru le centre de Rodez, et de petits rassemblements lycéens ont également été constatés à Auch, Nogaro et Samatan.

A Ruelle (Charente), la police accuse les lycéens - qui démentent - d'avoir "jeté des projectiles" dans leur direction. Ils étaient une petite centaine - de 70 à 80, selon la police - a s'être rassemblés, à l'appel d'un SMS, devant un lycée professionnel dont ils ont bloqué l'accès.

Les jeunes manifestants se sont rendus dans le calme à Angoulême, à 4 km de distance. Ils se sont dispersés en début d'après-midi mais ont promis de se mobiliser le 12 octobre pour la journée d'action contre la réforme des retraites.

Dans le Pas-de-Calais, 500 lycéens, selon la police, ont défilé dans les rues de Calais, 150 à 200 à Boulogne-sur-Mer et 350 à Saint-Omer.

En Basse-Normandie, des centaines de lycéens ont protesté, à Caen et Cherbourg, où ils étaient 500 selon la police, et à Lisieux où ils étaient de 300 à 400, toujours selon la police.

A Caen, ils se sont déplacés au pas de course de lycée en lycée, sans banderoles, sans slogans et sans référence à un syndicat ou un parti, lançant de temps à autre: "On n'est pas content". Les échanges de SMS entre lycéens, d'un établissement à l'autre, étaient visiblement nombreux.

"On n'a pas envie de travailler jusqu'à je sais pas quel âge et de se tuer au travail", a expliqué Alexandre, un élève de seconde, en tête de cortège. "Mardi, on manifestera avec tous les travailleurs", a promis un autre manifestant.

A Cherbourg, des dégradations ont été constatées au lycée Millet, où des extincteurs ont été vidés et une porte abîmée, a indiqué le proviseur à un correspondant de l'AFP.

A Lisieux, les lycéens ont organisé des barrages filtrants à la sortie d'un établissement, selon la police.

Des petits rassemblements ont également eu lieu à Dives-sur-Mer, Vire et Falaise.

A Périgueux, environ 500 lycéens de plusieurs établissements ont défilé avant de terminer leur marche par un pique-nique près de la préfecture.

Interrogé par un correspondant de l'AFP, les lycéens ont indiqué ne pas répondre particulièrement à l'appel de l'Union nationale lycéenne (UNL) mais s'être réunis via des réseaux sociaux comme Facebook pour exprimer leurs "inquiétudes personnelles".

"S'il n'y a pas de départs à la retraite, nous n'aurons pas de boulot", a résumé l'un d'entre-eux.

Manifestations également à Charleville-Mézières, Valence, Nevers ou Privas.

Vendredi dernier, les fédérations lycéennes UNL et Fidl et les étudiants de l'Unef avaient appelé les élèves à participer aux manifestations contre cette réforme gouvernementale, samedi 2 octobre et mardi 12 octobre.

L'UNL, première organisation lycéenne, avait alors affirmé que la mobilisation des lycéens contre la réforme des retraites était "ascendante" et ne ferait que grossir dans les semaines qui viennent.

Tag(s) : #Retraites

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