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ce n'est pas d'aujourd'hui que le centre d'appels de Transcom (anciennement SATEL sur Montluçon) va mal. Les vraies difficultés ont commencées en 2008 à la suite du départ de son principal client SFR. A cette époque, l'entreprise avait du engager une vaste restructuration qui si l'on recoupe les informations du figaro (lire ICI) d'une part et celle de L'Union l'Ardennais (Lire LA) d'autre part, s'était étalé sur 4 ans de 2008 à 2011. Durant ces quatre années, les effectifs avaient littéralement fondus, passant de 2 000 salariés sur 6 sites (Vélisy, Raon l'étape, Montluçon, Soisson, Tulle et Roanne) à 500 sur 4 sites, car en 2011 Transcom se séparait de ses plates-forme de Tulle et Rouanne. Les trois quart de ses effectifs ont été supprimés. Mais en 2012 Transcom perd aussi Carglass, un autre client important qui faisait essentiellement travailler la plate forme de Soisson. C'est visiblement la perte de ce contrat dont la société Transcom ne se remet pas, d'autant que le centre de Raon l'étape qui ne traiterait que des appels payés au prix du Maghreb, accumulerait déjà les pertes. Depuis, la société Transcom a été placée en redressement judiciaire le 10 janvier (Lire La Montagne ICI). Sur Montluçon 69 salariés sont menacés de perdre leurs emplois si Transcom ne trouve pas de toute urgence de nouveaux clients, ce qu'il n'ont pas réussi à faire jusqu'ici.

Il y a quelques années, les plates formes d'appel étaient présentées comme l'eldorado de l'emploi, mais c'est un secteur qui subit maintenant un dumping considérable. Et comme le secteur n'est pas réglementé, libéralisme oblige, la concurrence fait des ravages. Beaucoup de sociétés délocalisent donc leurs activités dans les pays du Maghreb ou le coût de la main d'œuvre est beaucoup moins élevé, ce qui contribue un peu plus à accélérer l'explosion du chômage en France. Pourtant ces sociétés qui délocalisent aujourd'hui ont bénéficié hier d'aides conséquentes de la part des communes dans lesquelles elles se sont installées. Des élus s'indignent à juste titre du fait que ces dernières puissent fermer des centres aussi facilement pour aller en ouvrir d'autres dans des pays à bas coûts et réclament le remboursement de ces aides.

Tag(s) : #Montluçon

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